Description
Fernand Léger venait d'acheter le Mas Saint-André à Biot pour s'initier à la céramique quand il mourut en 1955. Un an plus tard, sa veuve Nadia commandait un musée à l'architecte Paul Nelson, mais c'est finalement André Svetchine qui mena le projet à terme, de 1957 à 1960. Gaëtan Picon, directeur général des Arts et Lettres, inaugura l'édifice, devenu musée national en 1969 après une donation à l'État. Svetchine a placé le bâtiment au milieu de la parcelle, sur une butte de remblai. On y accède par une longue rampe qui laisse le temps de mesurer l'ampleur de la façade sud, presque entièrement couverte d'une mosaïque monumentale de 400 m². Réalisée par Heidi et Lino Mélano entre 1957 et 1960, elle mêle tesselles de pierre naturelle et de verre coloré en motifs abstraits. Deux hauts-reliefs en céramique noire et blanche, signés Roland et Claude Brice, représentent des scènes sportives inspirées d'un projet non réalisé de Léger pour le stade d'Hanovre. Entre 1987 et 1990, Bernard Schoebel a doublé la surface d'exposition en ajoutant une aile en équerre. Trois nouvelles mosaïques verticales d'Heidi Mélano, un vitrail monumental de 9 mètres signé Aubert et Pitteloup, et des dalles de verre de Jacques Loire enrichissent l'extension. Plus récemment, l'architecte niçois Marc Barani a restructuré les espaces d'exposition (2004-2008), tandis que le paysagiste Philippe Déliau a redonné au parc son équilibre d'origine, avec sa prairie protégée par un écrin de cyprès, de pins et d'oliviers.
Localisation
Label Architecture Contemporaine Remarquable, Ministère de la Culture (data.gouv.fr)
Référence : ACR0001266