Description
Dès 1945, l'architecte-urbaniste Pierre Vago réserve un emplacement stratégique dans son plan de reconstruction de Tarascon pour un Centre civique. Face au nouveau pont sur le Rhône, l'édifice devait servir de porte d'entrée à la ville et assurer la transition entre le bâti ancien et les quartiers reconstruits. Il faudra pourtant attendre près de vingt ans. En 1959, la municipalité confie le projet à Marcel Guesnot, qui imagine un bâtiment de plan hexagonal sur trois étages, couvert de tuiles rondes. La façade principale s'organise autour d'une colonnade d'ordre colossal, du rez-de-chaussée jusqu'à l'attique, dans un registre monumental inspiré des temples antiques. De part et d'autre, un traitement original de la pierre, semis de trous carrés et de saillies, crée des jeux d'ombre et de lumière. Ce procédé, suggéré par Guillaume Gillet, rappelle directement les réalisations de Fernand Pouillon. Mais en 1963, coup de théâtre : le maire Honoré Valette, jugeant l'architecture ratée, dessaisit Guesnot de la décoration intérieure au profit de Michel Placidi, qui fait appel aux styles Louis XIII et Louis XV. Le contraste entre l'enveloppe moderne et les intérieurs historicistes crée une dichotomie saisissante. Inauguré en 1964, le Panoramique a perdu une partie de sa force symbolique dans les années 1990 quand un nouveau pont et le réaménagement des rampes d'accès ont modifié son environnement. Il continue néanmoins d'accueillir l'office de tourisme et des événements municipaux, voisin du château de Tarascon et de la chapelle Sainte-Marthe.
Localisation
Label Architecture Contemporaine Remarquable, Ministère de la Culture (data.gouv.fr)
Référence : ACR0001400