Description
Formé aux Beaux-Arts puis entré en 1912 dans l'agence parisienne Sauvage et Sarazin, René Darde est envoyé dans le Var pour suivre le chantier du golf-hôtel de Beauvallon à Grimaud. Il s'installe dans le Midi, devient le gendre d'un grand propriétaire foncier de Sainte-Maxime et, porté par le développement de la station balnéaire dans les années 1920, enchaîne les commandes : villas, commerces, lieux de loisirs, à Sainte-Maxime et Saint-Raphaël. En 1926, il est chargé avec Prost du plan d'aménagement de Sainte-Maxime, dont il deviendra architecte-urbaniste. L'Arbois est probablement sa réalisation la plus moderne. Ce grand bâtiment, à l'origine un hôtel luxueux, épouse la courbe de la route du bord de mer à l'entrée de Sainte-Maxime. Quatre étages sur rez-de-chaussée, plus un attique en retrait. L'entrée, désaxée, est marquée par un volume en béton perpendiculaire à la façade et un auvent. Les niveaux en courbe sont rythmés par des balcons filants horizontaux. Converti en immeuble d'appartements après la guerre, L'Arbois ne conserve du régionalisme habituel de Darde que quelques mètres carrés de serpentine locale en rez-de-chaussée. Le bâtiment renvoie manifestement au Latitude 43, grand hôtel construit un an plus tôt par Georges-Henri Pingusson de l'autre côté de la baie de Saint-Tropez.
Label Architecture Contemporaine Remarquable, Ministère de la Culture (data.gouv.fr)
Référence : ACR0001450