Ancienne chaufferie centrale des parfumeurs
Architecture Contemporaine

Ancienne chaufferie centrale des parfumeurs

Grasse (06)

Description

Grasse, « capitale du parfum » depuis le milieu du XIXe siècle, comptait avant-guerre une quinzaine de cheminées d'usines visibles dans son paysage urbain. Presque toutes ont disparu avec la modernisation des procédés d'extraction et la délocalisation des sites de production en périphérie. Subsiste aujourd'hui la plus haute d'entre elles, celle de l'ancienne chaufferie centrale. En 1962, sept maisons de parfumeurs grassoises décident de mutualiser leur production de vapeur, indispensable à la distillation par injection. Réunies sous le nom SOPRODIVAG, elles confient la commande à André Bruyère, qui fait appel à son ami Jean Prouvé. Le hangar, long de 35 mètres, large de 17 et haut de 9 mètres sous entrait, abrite trois chaudières capables de produire 16 tonnes de vapeur par heure. Six imposantes poutrelles métalliques cintrées forment des portiques qui soutiennent une toiture à pan unique inclinée vers l'arrière, laissant l'espace intérieur totalement libre. Ce principe constructif rappelle le système « à béquille » développé par Prouvé pour les écoles d'urgence des années 1950. La façade nord est un mur-rideau en tôle ondulée, dont les lamelles ondulent comme des vagues pour optimiser la ventilation, alternant avec des travées vitrées maintenues par des raidisseurs de façade, un système que Prouvé employait dès 1935. En 1968, les trois cheminées métalliques d'origine sont remplacées par une unique cheminée en béton de 70 mètres de haut. L'activité cesse en 1986 avec la fermeture de la maison Cauvi, dernière utilisatrice de l'installation.

Architecte Bruyère André, Prouvé Jean
Siècle 20e siècle
Adresse Grasse (06)
Dénominations architecture industrielle, usine, usine de produits chimiques, parfumerie

Localisation

Label Architecture Contemporaine Remarquable, Ministère de la Culture (data.gouv.fr)

Référence : ACR0001472

3A Architectes